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INTERVIEW DU PRESIDENT KABILA AU SOFT INTERNATIONAL mars 18 2010

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Réalisée par Tryphon Kin-kiey Mulumba (pour Le Soft International).  

 



Excellence Monsieur le Président de la République, merci infiniment pour faire confiance à la presse nationale et à un média national. Il y a beaucoup de questions que l’opinion se pose aujourd’hui. Il y a une sorte d’inquiétude, une sorte de peur, une peur qui monte dans l’opinion. Et l’opinion aimerait avoir des réponses de la bouche de la plus haute autorité du pays. Si vous permettez, Excellence, on pourrait commencer par la question du Gouvernement. Il y a eu un remaniement récemment et contrairement à vos habitudes, le Comité Politique de l’AMP dont c’est le rôle n’a pas été consulté. On observe comme une sorte de débandade dans les rangs. Peut-on dire que l’AMP court vers sa fin?

Président de la République : Non, ce n’est pas la fin de l’AMP. Est-ce que le Comité Politique a été consulté avant le récent remaniement? Les partis politiques membres de l’AMP et les chefs des partis politiques membres de l’AMP l’ont été. D’ailleurs, le secrétaire exécutif de l’AMP faisant fonction Koyagialo, a participé à plusieurs réunions bien avant la mise en place de l’équipe actuelle du Gouvernement. Alors, pour moi, l’AMP a été consultée ou du moins les grands partis membres de l’AMP. Je crois bien qu’on n’avait pas beaucoup de temps pour qu’il y ait plusieurs réunions, et qu’on remplisse cette formalité du Comité Politique. Mais l’essentiel a été fait.
Ce remaniement, vous le vouliez un tsunami. Il n’a même pas été une petite tempête. Rien n’a été touché aux structures de base, ni aux hommes d’influence. La stabilité a été réelle. Un journal a même écrit: «on reprend les mêmes, et on recommence». Excellence, Monsieur le Président de la République, avez-vous un commentaire? Pour qu’il y ait une petite tempête, il faut qu’il y ait des conditions atmosphériques pour le permettre. De même en est-il des vagues ou de tsunami. Non, moi, je vois les choses en fonction de nos priorités, en fonction de la vision qu’on a et de nos missions. Quelles sont les priorités qu’on a pour le moment et pourquoi a-t-on remanié le gouvernement maintenant, pas hier, ni la veille? C’est précisément parce que la priorité des priorités pour le moment, c’est la consolidation de la paix. On parle souvent de la paix à l’Est du pays, mais actuellement on est passé de la phase de la paix à celle de la consolidation de cette paix à l’Est du pays comme aussi à l’Équateur.
Vous cherchiez vos 15 collaborateurs. Excellence Monsieur le Président de la République, les avez-vous trouvés avec ce remaniement? Ils doivent être bien plus aujourd’hui, si on voit le nombre de membres que compte l’équipe ministérielle. De toute façon, il va falloir faire avec. Ceci dit, c’est sans doute l’occasion de repréciser ma pensée sur cette affaire. Par les 15 collaborateurs ou 15 personnes, je voulais dire qu’il faut former une équipe pour faire face aux enjeux qui se dressent devant nous et face à nos ambitions. Vous voyez qu’il y a une nouvelle équipe au ministère des Finances, de même qu’au ministère du Budget. Il nous fallait aussi faire face aux problèmes de l’eau et d’électricité qui font partie des cinq chantiers. Mais ce travail est un travail de tous les temps. Nous espérons qu’avec les décisions que nous avons prises, nous saurons désormais aller de l’avant. Mais il est clair que la situation ne pourra aller que de mieux en mieux. Il nous faudra certes du temps.
Peut-on dire Excellence Monsieur le Président, qu’il s’agit d’une équipe de fin de mandat?
Une équipe de fin de mandat? Les élections auront lieu en 2011. On ne saurait par principe rien exclure.
Il y a eu un problème posé par ce remaniement. Du point de vue de l’opinion, la loyauté et la fidélité n’ont pas toujours été payées? Il faut parfois savoir tourner la page et aller de l’avant.
Dans votre dernier discours sur l’état de la Nation, vous aviez annoncé que le gouvernement serait évalué fin mars à l’aune du climat des affaires. À mi-mars, pouvons-nous savoir comment se dégagent les premières tendances?Un certain nombre d’initiatives ont été prises dans le bon sens notamment la ratification par le Parlement de l’accord d’adhésion de notre pays à l’OHADA, une mesure qui rassure le secteur privé sur la sécurité juridique. Il reste bien d’autres initiatives notamment la modification de la législation sur les sociétés en matière de simplification des procédures, de réduction des coûts et des tracasseries administratives. Oui, le moment venu, à la fin mars, nous procéderons à cette évaluation…
Des fonds du mouvement terroriste libanais Hezbollah seraient blanchis à Kinshasa dans les secteurs bancaire et de l’immobilier. On aurait trouvé un lien entre ces fonds et le sabotage présumé du vol d’Ethiopian au décollage de Beyrouth… Quel commentaire faites-vous?
Il y a un mécanisme mis en place à la Banque Centrale du Congo pour vérifier l’origine des fonds qui arrivent. Je n’ai jamais reçu un rapport de la Banque Centrale du Congo faisant état de détection d’un fond d’origine terroriste. Le vol de la compagnie Ethiopian était un accident d’après ce que l’on en sait depuis.
Cela ne vous a pas ému de voir qu’une cinquantaine de Libanais résidant en R-dC se trouvaient à bord? Il n’y avait pas que des Libanais à bord! Il y avait aussi des ressortissants d’autres pays et il y avait l’épouse de l’ambassadeur de France.
Excellence, vous dites, les élections auront lieu. À quelles dates, les voulez-vous, et avec quels moyens? À ce propos, les moyens ne font-ils pas défaut? Les élections doivent avoir lieu, et elles auront lieu en 2011. La Communauté internationale s’est engagée à prendre en charge les élections locales, urbaines et municipales. Quant aux élections générales, législatives et présidentielles, notre pays les financera. Nous sommes en train de nous organiser pour cela et nous allons trouver les moyens. Si les élections n’ont pas lieu aux dates prévues, il se posera un problème de légitimité des Institutions issues des élections. Nous ne saurions nous trouver devant une telle situation.
Les syndicats ne comprennent pas qu’alors qu’on leur demande de serrer la ceinture, des pôles d’enrichissement se mettent en place… Il faut bien qu’on me cite des cas. La justice est là pour se saisir de ces dossiers. Nous sommes un État de droit. On ne peut arrêter des gens sur des simples allégations…

Pouvez-vous dire Excellence que le gouvernement a réussi à mettre en place un Etat républicain et impartial? Il nous faut sans doute du temps à ce niveau comme à d’autres. Tout ne se fera pas en un jour. Il est évident que le Gouvernement doit s’engager dans ce sens.
Le 6 décembre 2007, vous mettiez en garde, lors de votre discours sur l’état de la Nation, contre la tentation de vouloir régler tout dysfonctionnement éventuel des Institutions par la révision constitutionnelle. Le 7 décembre 2009, lors du même discours sur l’état de la Nation, votre position a évolué. Vous appelez à «revisiter certaines dispositions de la Constitution du 16 février 2006» et vous invoquez «le bilan de son application». ..
En 2007, nous n’avions qu’un an depuis la mise en place des Institutions démocratiquement élues. Il n’était pas normal de procéder, comme certains Députés le souhaitaient, à une révision constitutionnelle. Et à l’époque, il s’agissait d’une démarche visant à crédibiliser les décisions du Conseil supérieur de la Magistrature (ndlr: notamment que le président de la République au nom de qui les décisions sont exécutées en soit membre, comme en France et dans tous les Etats modernes). Aujourd’hui, des problèmes liés à la décentralisation et à d’autres se posent. Par exemple, le pays n’a pas les moyens de passer de onze à vingt-six provinces dotées de la personnalité juridique. Le législateur de 2006 s’était sans doute trouvé dans une certaine euphorie. Or, cette décentralisation est inscrite dans la Constitution. On ne peut donc pas changer cela par une simple loi. Il nous faut voir maintenant s’il faut régler cette matière au niveau des Chambres législatives par la formule de révision constitutionnelle ou s’il faut s’adresser directement au Peuple souverain par voie référendaire.
Le fonctionnement des provinces actuelles vous donne-t-il satisfaction? Il y a des cas des gouverneurs qui s’opposent à l’exécution des arrêtés des ministres du gouvernement central voire des ordonnances présidentielles. .. Le 7 décembre dernier déjà, vous dénonciez la forte tentation d’abus des prérogatives et le chantage…
Comment être satisfait! Il faut souhaiter que jour après jour, les choses iront de mieux en mieux.

Excellence Monsieur le Président de la République, qu’en est-il de la MONUC? Quitte-t-elle le pays ou ne quitte-t-elle pas? On avait demandé son départ, voilà qu’il s’agit désormais de la reconfigurer. Le discours officiel national n’est-il pas à ce propos parfois équivoque?
La MONUC doit partir. Elle n’a pas pour mission de rester indéfiniment au Congo. Mais avant cela, elle doit se reconfigurer. Il s’agit pour elle de quitter les provinces où la sécurité des personnes et des biens est assurée afin qu’elle se déploie dans les provinces du Kivu, Nord et Sud-Kivu. Le discours n’est pas équivoque. Nous avons parlé de ces questions avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des missions de maintien de la paix Alain Le Roy quand il est venu me voir à Kinshasa. Nous avons ensemble convenu que la MONUC actuellement forte de 20.000 hommes doit quitter le pays mais que, dans un premier temps, des contingents doivent aller dans les Kivu où les problèmes de sécurité continuent de se poser. Entre temps, des forces de police doivent être formées pour prendre le relais des forces onusiennes, rassurer et protéger les populations, ainsi que leurs biens dans le respect des lois.
La demande de retrait de la MONUC à la veille des élections est perçue comme n’étant pas des plus opportunes.. . Dans aucun pays au monde - et en tout cas dans aucun pays qui nous entoure, en Afrique Centrale - les forces onusiennes n’ont eu mission d’organiser les élections. Elles n’innoveront pas au Congo. L’organisation des élections relève de la souveraineté des Etats. Je me suis engagé fermement, en ce qui me concerne, à tenir des élections libres, transparentes et démocratiques. Et rien ne me fera changer d’avis. Vous pouvez me croire.
C’est quoi, Excellence Monsieur le Président de la République, cette affaire de fonds vautours qui auraient racheté à vil prix les dettes de la Snél et de la Gécamines pour les revendre à prix d’or à la R-dC au point de capter par des juges à l’étranger des fonds attendus des Chinois? D’après mes informations, ces fonds vautours n’ont rien capté. Ils ont juste réussi à bloquer le transfert de 150 millions de dollars attendus des Chinois. Mais nous allons, par des voies diplomatiques, régler cette affaire. La République du Congo a eu le même problème. Elle a pu le régler. C’est vrai que cela fait mal parce que nous allons connaître un retard dans l’exécution de certains de nos projets.
Parlant de la diplomatie, quels types de rapports, Excellence Monsieur le Président, notre pays entretient-il avec les pays voisins, le Congo Brazzaville, l’Ouganda, l’Angola, le Rwanda? Il semble qu’un village serait à nouveau occupé au Bas-Congo et qu’à l’Équateur, la crise des Enyele est loin d’être terminée… Je dois vous assurer que le Congo entretient les meilleures relations avec tous les neuf pays voisins. Tous ces problèmes qui se posent le long de nos frontières communes et qui ne datent pas d’aujourd’hui trouveront leurs solutions par voie diplomatique. À propos de l’Equateur, il n’y a plus aucun problème dans la province, je veux vous l’assurer. Avec le Rwanda et l’Ouganda, nous avons procédé à l’échange d’ambassadeurs et il n’y a rien à signaler.
Nkunda n’est toujours pas extradé, malgré les assurances données par nos envoyés…
Oui, il y a le cas de M. Laurent Nkunda. Je pense qu’il s’agit d’une simple question de temps. Nkunda devra être extradé.
Excellence, vous êtes toujours fâché contre Karel de Gucht? Je ne suis pas fâché contre M. De Gucht. Ce que je n’ai pas aimé, ce sont ses prises de position, à la fois du temps où il était ministre des Affaires étrangères de Belgique et comme commissaire européen en charge du Développement. Ce n’est pas parce que tel pays apporte telle aide que la R-dC n’a pas droit au respect et à la dignité.
Est-il toujours interdit de visa en R-dC? Je ne sais pas! Qui lui a interdit le visa?
Êtes-vous toujours fâché avec Rfi, toujours interdite de diffusion en R-dC?
C’est comme à la question sur le ministre De Gucht. Je ne suis pas fâché contre Rfi. Ce que je n’aime pas c’est cette campagne contre notre pays, cet acharnement à toujours nous critiquer comme si rien de bon ne se faisait ici. Le Congo est le premier pays francophone du monde et Rfi est un média francophone. Nous ne pouvons pas accepter cette campagne. Mais, rassurez-vous, d’ici peu, les choses vont se normaliser. Nous avons maintenu le contact avec cette Rfi.

Vous en êtes vous plaint auprès du président Sarkozy que vous avez reçu à Kinshasa ou auprès du ministre Bernard Kouchner? Non. Nous n’en avons jamais parlé. Aucune fois.  

 

Excellence, on sent parfois quelques peurs dans l’opinion. Il vous est arrivé de vous annoncer à certains sommets sans vous y rendre. Ces derniers mois, vous avez même été trop absent sur la scène internationale. Certes jamais vous n’avez manqué un sommet régional. Vous n’avez pas été à Copenhague au sommet sur le climat. Pensez-vous que le pouvoir a besoin d’un peu de mystère? Je n’avais jamais annoncé à personne que je me rendrais à Copenhague. D’ailleurs, Copenhague a été un échec cuisant! C’est vrai, que je ne voyage plus à travers le monde. Aux premières années après mon arrivée au pouvoir, j’ai beaucoup voyagé à travers le monde. Mais qu’est-ce que cela a rapporté au pays? Il y a eu beaucoup de promesses faites et aucune promesse n’a été suivie de réalisation. Alors, pourquoi dépenser les maigres moyens du Peuple congolais dans des voyages? Il y a eu l’Assemblée générale des Nations Unies mais au moment où cette conférence se tenait, nous avons connu des problèmes au Kivu. Il n’était pas normal pour le Chef de l’État que je suis que je quitte mon pays à ce moment-là pour aller me balader à l’étranger. Le même problème s’est produit lors de la conférence suivante… En ce qui concerne les pays voisins, c’est vrai, nous sommes très actifs simplement parce que nous présidons beaucoup de ces structures régionales. Depuis que nous avons liquidé nos arriérés auprès de l’Union Africaine, nous serons désormais très actifs à ce niveau.
Vous rendrez-vous à la prochaine Assemblée des Nations Unies à New-York en septembre prochain? Oui. Certainement.
Avez-vous une visite en vue à Washington, à la Maison-Blanche?
Non. Le président Obama doit avoir un agenda déjà très chargé. Il doit avoir des préoccupations d’ordre interne notamment celles liées à la réforme du secteur de la santé…
Un mot sur les festivités du Cinquantenaire. Vous y avez invité le Roi des Belges…
Oui. Le Roi a été invité ainsi que plusieurs autres personnalités du monde. Je sais qu’il y a un débat qui a lieu sur ces festivités. La question est de savoir s’il faut marquer ce moment d’un cachet spécial, après autant de difficultés que notre pays a connues. Mon sentiment est que malgré nos situations passées, il nous faut quand même nous arrêter un moment, réfléchir sur le chemin parcouru et surtout envisager les voies que nous devons emprunter demain, pour les cinquante ans à venir. C’est ça pour moi le sens de ces manifestations.
Excellence, qu’attendez-vous de la session parlementaire de mars 2010 qui s’ouvre lundi 15 mars? Qu’elle vote les lois essentielles à la fois pour faire avancer la démocratie dans le pays et pour assurer un meilleur climat des affaires. Je pense en ce qui concerne la démocratie, je m’attends au vote des lois essentielles comme celles sur la CÉNI, la Commission Nationale Électorale Indépendante (qui doit remplacer l’actuelle CÉI, Commission Électorale Indépendante) . Il est prévu, dès le lendemain de l’ouverture de cette session, une réunion inter-institutionne lle.

Si vous devriez adresser un message au peuple congolais, que lui diriez-vous à un an de la fin de la Législature? C’est que le peuple congolais reste serein, qu’il reste calme. C’est le même message que j’adresse aux Parlementaires. Qu’ils soient sereins, calmes.  

 

Si vous devriez laisser une image de vous à la tête de ce pays, quelle serait cette image? Celle de bâtisseur? Celle de pacificateur? Oh! C’est l’image d’un homme simple, d’un homme humble, d’un homme ordinaire. (more…)

Conférence de presse conjointe du Commandant des Operations Amani Leo, le Général Amuli Bahigwa et le Commandant de la Force de la MONUC, le Général Babacar Gaye. mars 17 2010

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Goma, 11 mars 2010 

 

Introduction de la conférence par le général Babacar Gaye  

Mesdames et messieurs, bonjour. Nous sommes ici le Général Amuli et moi-même le Commandant de la Force (de la MONUC) et nous sommes à votre disposition.  

Q : Reuters: Avec le nouveau mandat de la MONUC, la Mission est obligée d’être sélective avec les commandants avec lesquels elle travail. Je voudrais savoir où en est-elle dans ce processus ? Est ce que c’est  achevé ? Et les commandants qui sont dans les opérations et qui sont soutenus par la MONUC, est- ce qu’ils sont passés par ces démarches ? La deuxième question est de savoir où est ce qu’on en est avec les opérations ?  

R : Général  Gaye : Vous savez que le mandat que nous avons reçu à travers la résolution 1906 fixe de manière très claire les conditions dans lesquelles nous devons apporter notre soutien aux FARDC. Cette résolution n’est pas seulement destinée à la MONUC. C’est aussi une résolution que nous partageons avec tous les acteurs qui sont parfois cités dans la résolution. Je peux vous confirmer que toutes les conditions qui sont prévues pour que la MONUC puisse apporter son soutien  aux unités des FARDC ont été remplies. Ce ne sont pas des conditions qui relèvent seulement de la  Force de la MONUC. Nous sommes une mission multidimensionnelle dans laquelle il y a  plusieurs sections de la MONUC et qui ont  (chacune) une action à remplir.  Pour que toutes les conditions soient prises en compte, toutes ces sections ont fait leur travail. Je confirme donc que si nous avons apporté notre soutien aux opérations, notamment celles qui ont déjà été menées dans le Nord Kivu par les bataillons de réserve, c’est parce que toutes les conditions ont été remplies. Nous avons actuellement dans le Nord Kivu mené deux opérations avec les bataillons de réserve : l’une dans la zone de Kashebere, l’autre dans la zone de Marangara c’est-à-dire  dans la zone de Rutshuru . 

Q : Radio okapi – Général Amuli  Comment évoluent  les opérations jusque-là, et quel en est le bilan en termes de chiffres ? Quels sont les mécanismes de protection des populations dans les zones de combats car on rapporte encore des cas de représailles des FDLR ? 

R : Général Amuli :   Les opérations évoluent très bien. Il n’ya pas de problème. Les FDLR sont en débandade. Certains, que l’on retrouve encore en groupes résiduels,  sont repoussés très loin dans la forêt. Sincèrement,  on est entrain de les rechercher. Ils sont très diminués. Donc d’une façon globale, les opérations se déroulent  très bien. En termes de bilan au Nord et Sud Kivu, pour ne  parler que de Amani Leo , le bilan est positif parce que nous nous sommes mis d’accord avec nos amis Rwandais, Ougandais et Burundais lors de la réunion d’évaluation qui a eu à Matadi. On était tous unanimes que les FARDC, appuyées par la MONUC, ont fait un travail remarquable puisqu’on est arrivé finalement à démanteler presque les 3\4 des sanctuaires des FDLR. On  a détruit toutes les défenses des FDLR. On a ouvert beaucoup d’axes jadis contrôlés  par ces FDLR. On les a délogés dans pas mal de carrières minières et ainsi de suite. 

S’il faut parler des chiffres dans le cadre de Amani Leo, nous avons 271 FDLR neutralisés  dont 175 au Sud Kivu et 96 au Nord Kivu. Et pendant la même période, 135 dépendants ont été récupérés par les FARDC et remis à la MONUC pour rapatriement chez eux au Rwanda. Nous avons récupéré, tous calibres confondus, 180 armes. 

Pour ce qui est du deuxième volet de la question sur la protection des civils, nous sommes entrain de mettre en place des mécanismes dans la planification des opérations, ensemble avec la MONUC. Quand on a des unités identifiées pour aller à la traque des FDLR, il y a d’autres unités qui restent pour assurer le contrôle des zones et de la population.  

Q : Canal Afrique et VOA   

Quelle est la relation qui existe entre les FARDC et la MONUC dans les opérations Amani Leo ? Où en êtes vous avec les opérations car on note des attaques en territoire de Lubero. Il y a 3 jours, on a brulé la prison de Bingi. Ce matin  aussi des bruits  courent sur la progression des FDLR vers Beni. 

R : Général  Gaye: Je voudrais d’abord vous rappeler que c’est la Résolution 1906 qui demande  à la MONUC,  agissant en étroite collaboration avec le gouvernement de la RDC,  de continuer à coordonner ses opérations avec des brigades  des FARDC déployées dans l’Est du pays, étant entendu que la protection des civils doit venir au  premier rang des priorités et que les opérations doivent faire l’objet d’une planification conjointe avec ces brigades en vu de désarmer les groupes armés étrangers dans les zones ciblées. Donc, je crois que plutôt qu’un long discours, le terme de notre mandat répond parfaitement à votre question. 

R : Général Amuli : Les opérations se passent très bien, je vous ai dit que les FDLR sont sensiblement diminués, mais ils ne sont pas complètement neutralisés. On les trouve encore par petits groupes résiduels mais très mobiles. Ils surgissent à l’improviste après avoir étudié le terrain pour voir s’il y a une patrouille des FARDC ou de la MONUC et ils apprécient  si dans 5 minutes ils peuvent attaquer  soit un convoi, brûler des cases et en 2 minutes ils sont partis. L’intervention peut venir mais c’est en retard. On est entrain de se déployer  et revoir les  déploiements pour essayer de les contrer  à tout moment. Mais  je vous dis qu’ils sont très errants, très mobiles. Leurs attaques, c’est surtout  en quête de survie, pour chercher à manger, voler et partir. Même les unités des  FARDC sont  attaquées de cette façon. Ils surgissent à 4 heures du matin,  ils surprennent les militaires qui sont là bas, ils prennent quelque 2 à 3 caisses de minutions et ils sont partis. On appelle ça des « raids ». Ils le font souvent. C’est leur mode d’action maintenant. Mais toujours est-il qu’ils ne sont plus en mesure de venir déloger toute une compagnie offensive. Non ! Ça, je ne pense pas. Bakemana, correspondant de CANAL Afrique: J’ai trois petites préoccupations.  Ceux qui ont connu la mort par les FARDC, ces (soldats) FARDC (arrêtés) sont-ils déjà condamnés ? La seconde question c’est autour d’un de vos officiers qui doit être arrêté et vous êtes chargé de l’arrêter, le Colonel Nzimulinda. L’avez-vous déjà fait ? La troisième question, c’est autour de la chance que vous, en tant que Général de l’armée congolaise, vous donnez au ramassage d’armes  au Nord-Kivu moyennant 50 dollars ?  

R : Général Amuli : Bien, merci. Il y a 3 questions. La première concerne les viols des femmes à Minembwe. Je vous informe que, je viens de Minembwe  moi-même. J’ai fait le déplacement de Minembwe. Il ya de cela 1 mois, j’étais au Sud-Kivu, entrain de sillonner toute la province. J’avais commencé justement par le territoire de Fizi et principalement à Minembwe. On a vécu cette situation. Nous avons réussi à arrêter et à amener en justice, les quelques militaires qu’on a attrapés, mais malheureusement d’autres étaient en fuite. Les militaires arrêtés sont à la disposition de la justice militaire au Sud-Kivu et vont répondre de leurs actes au moment où nous parlons.  

Par rapport à Nzimulinda, c’est une question très sensible, un dossier très sensible, il faut que vous le sachiez. Mais aussitôt que j’ai été saisi de ce dossier du Colonel Nzimulinda, moi à mon tour, nous sommes en service commandé, vu la sensibilité de ce dossier, j’ai tenu informé mes chefs hiérarchiques desquels maintenant j’attends l’attitude à tenir. Je vous dis que c’est un dossier sensible. Mais, néanmoins, pour ce qui nous concerne, nous les FARDC, nous ne tolérerons pas ce comportement. Ça nous choque, ça nous dérange d’autant plus que nous sommes entrain, depuis un certain moment, de parler et d’aller partout  visiter nos unités pour leur parler justement du respect des droits humains qui restent pour nous les FARDC, dans le cadre des opérations Amani Leo, notre cheval de batail. Le respect des droits humains est, à coté de la protection de la population et de ses biens, notre devoir sacré. Donc, je n’aurai pas tellement de commentaires tant que je n’ai pas encore reçu des instructions, tant que je n’ai pas encore reçu l’attitude à tenir. Mais toujours est-il que, ça il faut le savoir aussi, nous les FARDC, aussitôt informés des différentes allégations, par les organisations des droits humains, par Human Right Watch, nous avons pris l’initiative de mettre en place une commission de vérification conjointe, MONUC-FARDC et même les membres des droits de l’Homme pour descendre immédiatement sur le terrain aussitôt que nous sommes informés, d’un acte, d’un mauvais comportement vis-à-vis de la population, en rapport avec les violations des droits humains. Nous ne sommes pas indifférents à ça. Je vous dis que ça nous choque et peut-être d’ici là, mes chefs vont me dire quoi faire.  

A la troisième question sur le ramassage d’armes, en tout cas, c’est quelque chose de très bien. Je ne peux que soutenir cela. Puisque que dans le cadre des opérations, il n’y a pas que les FDLR, il y a aussi les groupes armés,  il y a aussi toutes ces armes éparpillées pour la stabilisation de la paix définitive à l’est de la RDC. Moi je pense  (que) si on arrive à récupérer toutes ces armes, pour moi, ça sera une bonne chose. Il faut que (cette opération)  réussisse. Ce sera une bonne chose pour tout le monde.  

Q : Radio La colombe : La question que je pose au Général, mais ça sera en Swahili. (TRADUCTION) : Général, nous avons des nouvelles en provenance de Minembwe notamment à Uvira. Nous voulons savoir si les FARDC sont décidés à travailler avec la MONUC parce que nous apprenons que les FARDC sont accusés de viols et de non respect des droits de l’Homme. Je ne sais pas si vous-même, vous vérifiez ces allégations sur le terrain ? La deuxième question, nous remarquons une forte présence des officiers FARDC dans la ville de Goma : des colonels, des majors. Quelle mesure avez-vous pris pour sécuriser la ville de Goma ? Il y a trop de militaires, on ne sait pas qui les commande. Y a-t-il des mesures prises pour interdire à ces militaires de se promener en désordre comme des chèvres ?   

R : Général Amuli : Merci. Concernant la question des tracasseries des militaires à Minembwe et Uvira, je pense que, ce n’est pas seulement à ces endroits là. Je pense que c’est partout que nous apprenons qu’il y a des violations des droits de l’Homme. Je peux vous assurer qu’il y a près d’un mois maintenant, j’ai décidé de visiter toutes nos troupes sur le terrain pour parler avec elles. J’ai aussi parlé avec les chefs des groupements, les administrateurs des territoires et les membres des comités de sécurité, les églises, la société civile. Avant-hier, j’étais à Beni, à Kasindi, et à Butembo, pour faire voir à tous ces gens comment, dans le cadre des opérations Amani Leo, l’armée congolaise peut collaborer avec les populations civiles. Nous voulons changer les mentalités. Parce que, Amani Leo est différente de Kimia 2. Dans Amani Leo, ce sont les FARDC avec l’appui de la MONUC, et de la population civile. Notre vision est de voir la population civile  (être) intégrée dans ces opérations Amani Leo. Et si nous, FARDC, nous voulons être ensemble avec la population, il faudrait que nous changions nos mentalités. Qu’il n’y ait plus de viols, de barrières, des travaux forcés, des pillages dans des habitations. Je pense que, si les militaires changeaient, la confiance sera rétablie entre nous et la population et nous serons acceptés.   

En ce qui concerne la deuxième question sur la présence très remarquée des FARDC dans la ville. Bon, Goma, c’est l’état-major. Il y a des officiers qui sont ici et attendent leur affectation. Il y a un processus qui est en cours pour qu’ils soient déployés dans certaines unités. Mais, aussi, il y a beaucoup d’états-majors. Nous avons notre état-major de coordination, nous avons l’état- major de la 8ème région militaire, le commandement des opérations au Nord-Kivu. C’est normal que vous voyiez des militaires en circulation. Mais, nous aussi, nous avons déjà donné l’ordre que nos militaires aillent aux fronts au lieu de rester dans la ville.  

 

Q : Radio TAINA : Ma première question s’adresse au Général Amuli. Elle concerne les chefs des groupes armés qui sont entrain de se rendre. La fois dernière, nous avons suivi la déclaration du général La Fontaine qui a dit qu’il s’est rendu aux FARDC. Est-ce qu’il y a des mesures d’encadrement qui sont mises à la disposition de ces gens qui se rendent aux FARDC ? La deuxième question s’adresse au Général des forces onusiennes. Combien de temps allez-vous rester aux côtés des FARDC pour les accompagner ? Et s’il arrive que vous devez partir, est-ce que vous envisagez la période post-force de la MONUC et comment vous l’envisagez ? Merci.   

R : Général Amuli : Merci pour la question. Concernant les chefs des groupes armés, vous êtes sans ignorer que tous les chefs des groupes armés sont à Kinshasa. Je vous informe qu’ils sont en formation au Bas-Congo. Ils suivent une formation au centre supérieur militaire. Maintenant, ils sont en sortie de terrain. Ils font des exercices sur le terrain à Kisantu plus précisément. Pour ceux qui traînent encore les pas, je les invite à venir très vite. Nous les attendons, nous leur avons toujours tendus la main, qu’ils viennent. La Fontaine (général du PARECO) a pris une bonne initiative. Je le félicite. Il doit le plus tôt possible rejoindre ses collègues, chefs des groupes armés.  

R : Général  Gaye : En ce qui concerne votre question, nous ne pourront avoir une réponse officielle à votre question, que lorsque le nouveau mandat de la MONUC sera adopté par le Conseil de sécurité à la fin du mois de mai. Vous savez que, la MONUC avait reçu un mandat de 5 mois, ceci notamment pour permettre aux autorités onusiennes de pouvoir discuter avec le gouvernement sur l’avenir de la MONUC. Je crois que la presse s’est fait l’écho des premières positions qui ont été exprimées. Mais nous n’aurons véritablement une décision sur laquelle nous pouvons élaborer des stratégies, faire des réflexions que lorsque, nous recevrons le nouveau mandat. Voilà, ce que je peux dire.  

Q : Digital Congo : Et au cas où vous ne recevez pas le nouveau mandat ?  

R : Général Gaye : Si nous ne recevons pas le nouveau mandat, ça veut dire que nous partons. Mais, vous oubliez que, dans la Résolution 1906, il a déjà été dit qu’au delà du mandat de 5 mois, le Conseil s’engageait à donner à la MONUC un mandat supplémentaire. Donc, s’agissant du mandat du Conseil de sécurité, il  y a une volonté de nous donner un mandat. Mais, nous sommes ici des hôtes d’un pays souverain.  

Q : Radio OKAPI : Général Amuli, ce sont les FARDC qui ont l’entière responsabilité de combattre les FDLR même s’ils ont l’appui de la MONUC. Je voudrais savoir, comme les FDLR sont dispersés, même s’il y en a certains qui sont capturés et rapatriés chez eux, beaucoup sont dispersés. Est-ce que vous n’êtes pas entrain de résoudre un problème et d’en créer un autre ? Parce que s’ils sont dispersés vous ne savez plus les localiser ou contrôler leur mouvement. Récemment, nous avons appris que certains FDLR seraient déjà en province Orientale. Qu’est ce que vous en dites ? Et ma deuxième petite question, est-ce que vous avez confiance en vos officiers militaires issus des différents groupes armés. Là, je vais citer, les officiers FARDC issus du CNDP. Est-ce que vous croyez qu’ils mènent ces opérations avec détermination ? Si, je pose cette question, c’est parce que, selon certaines indiscrétions, certains officiers issus du CNDP seraient en train d’orienter des opérations dans des zones minières, même s’il n’y a pas des FDLR, et on pense qu’ils ont d’autres idées derrière les opérations qu’ils sont en train de mener. Je veux savoir qu’est ce que vous en dite ?  

R : Général Amuli : Merci pour la question. Par rapport aux FDLR dispersés, nous savons ce que nous allons faire. Nous aussi nous serons dispersés pour les poursuivre. Je vous dis que les FDLR doivent être poursuivis jusqu’à leur dernier retranchement. On ne peut pas arrêter les opérations tant que le phénomène FDLR n’est pas encore fini en RDC. C’est juste qu’ils sont localisés dans la province orientale. Dans le Maniema également. Je vous informe, aussi au Katanga. Tout cela, c’est suite à la pression militaire. Le Katanga, le Maniema et la Province Orientale, c’est en RDC. Sur le sol congolais, il n’y aura pas des FDLR. Donc, on va les poursuivre jusque là. Et toutes les dispositions sont prises pour que les unités qui sont de l’autre côté entreprennent déjà des opérations pour les traquer. De ce côté là, il n’y a pas tellement de problèmes. (Concernant) mes officiers, j’ai confiance en mes officiers. En dehors de certains comportements, en dehors de ce que j’attends comme instructions de la part de mes chefs hiérarchiques, mais en ce qui concerne les opérations, j’ai confiance en mes officiers. Ils se battent très bien, ils commandent très bien. Je suis aussi au courant qu’il y a certains officiers qui se livrent à la recherche des minerais. Parfois, ils coopèrent avec les civils qui viennent exploiter du bois moyennant quelque chose. Je sais. Je suis entrain de prendre des dispositions vis-à-vis de ces dossiers.  

Q : Reuters: Je voulais juste demander sur les chiffres que vous avez donné sur le bilan jusque là de 271 neutralisés. Est ce que vous pouvez expliquer le terme ‘’neutraliser ’’ ?. Et au Général Babacar Gaye, est ce que ces chiffres ont été vérifiés par la MONUC ?  Deuxième chose, est ce que vous êtes au courant de là où se trouve le Colonel Nzimulinda ? Est-ce qu’il est toujours engagé dans les opérations des FARDC ?  

R : Général Amuli : Neutraliser pour nous veut dire tuer ceux qui sont sur le terrain. Ceux qui sont capturés ou se sont rendus sont  remis à la MONUC et rapatriés chez eux. Ce sont des chiffres depuis Amani Leo seulement.  

R : Général Gaye : En ce qui concerne la MONUC, ce qui n’est certainement pas contestable, ce sont les rapatriements. Ceux qui sont rapatriés passent par les mains de plusieurs organismes, donc il est tout à fait possible de comparer les chiffres. Maintenant les opérations, ce sont toujours des zones grises, dans lesquelles, si nous ne sommes pas présents, nous ne pouvons pas dire que, nous confirmons. Nous travaillons en étroite collaboration avec les FARDC. Nous n’avons aucune raison de remettre en cause les déclarations d’officiers qui se battent pour restaurer la paix et la stabilité dans leur pays.  

R : Général Amuli : En rapport avec la présence de Zimulinda. A ma connaissance, Zimulnda est ici à Goma. Depuis qu’on a commencé à parler beaucoup de lui, quand j’étais à Beni, je me suis renseigné. On m’a dit qu’il était à Goma. Il a préféré se retirer à Goma tranquillement et suivre la situation.  

Q : Digital Congo : Il y a quelques jours, nous étions à Mushaki où 250 éléments FARDC qui étaient ralliés aux FDLR se sont rendus aux FARDC. Je veux savoir, Général Amuli, est ce que vous avez des nouvelles du colonel Emmanuel qui avait dirigé ces gens vers les FDLR. Qu’est ce que vous prévoyez pour que pareil cas ne se reproduise plus ?  

R : Général Amuli : Moi, (je suis) la voix autorisée. Je vous dis que c’est 90 FARDC qui s’étaient ralliés aux FDLR puisqu’ils ne savaient pas quoi faire. L’objectif pour eux n’était pas de se rallier aux FDLR. Beaucoup sont revenus à la raison pour dire qu’ils se sont trompés. Leurs chefs les ont trompés. Cet Emmanuel, il est resté maintenant, sur les 90, je pense avec 10 ou 8 personnes. Il souffre. Moi je pense qu’il est avec les FDLR en quelque sorte pris en otage par les FDLR, puisque, suite à cet acte qu’il a fait de rejoindre les FDLR, pour les FDLR, ils ont estimés en quelque sorte que c’était leur malheur, puisque, nous avons découvert là où ils étaient cachés. Maintenant, les FDLR l’ont désarmé. Ils sont entrain d’errer avec lui comme prisonnier.  

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